jeudi 15 décembre 2016

ALEP

Position LDH pour ALEP : 
A l’heure où les forces gouvernementales syriennes sont en train de prendre le contrôle de la quasi-totalité de l’Est de la ville d’Alep, des dizaines de milliers de civils doivent être protégés de toute urgence.
Les événements des dernières 24 heures indiquent que des civils vivant dans ces secteurs seraient victimes d’actes de représailles commis par les forces loyales au gouvernement syrien : détention arbitraire, torture, disparition forcée et exécutions extrajudiciaires. Le Haut-Commissariat de l’ONU (HCDH) aux droits de l’Homme dénonce l’exécution d’au moins 82 civils, dont 11 femmes et 13 enfants, par les forces pro-gouvernementales.
« Nous avons été informés que des forces pro-gouvernementales ont pénétré dans des habitations et tué les civils qui s’y trouvaient, y compris les femmes et les enfants », a dit le porte-parole du HCDH, Rupert Colville.
Aujourd’hui, les blessés ne peuvent pas être évacués, et ceux qui essayent de fuir risquent leur vie.
Nous demandons que :
➔ Les parties au conflit autorisent les civils, s’ils le souhaitent, à quitter la ville sans restriction et en toute sécurité, et que leur évacuation soit facilitée.
➔ Un accès humanitaire soit garanti pour que l’aide dont ont besoin les civils puisse être acheminée.
➔ Les bombardements cessent.
➔ Des observateurs puissent assurer le respect des droits humains et du droit international humanitaire.
Nous vous appelons à venir nombreux pour exprimer votre solidarité avec les civils d’Alep.
 
RENDEZ-VOUS:  Dimanche 18 décembre 15h devant la préfecture de Chaleville-Mézières pour une mobilisation.

dimanche 13 novembre 2016

Discours de notre intervention du 11 Novembre devant la préfecture concernant la réhabilitation collective des fusillés pour l'exemple




La dénonciation des injustices commises par les tribunaux militaires durant la Première Guerre mondiale a été l’un des grands combats de la Ligue des droits de l’Homme, dans le prolongement de l’affaire Dreyfus. Il a permis d’obtenir jusqu’en 1935 la réhabilitation d’un certain nombre de fusillés pour l’exemple. Nous déplorons qu’en 2014 le centenaire officiel de ce conflit n’ait pas été l’occasion d’un acte fort vis-à-vis de tous ceux non encore réhabilités, qui ont été victimes d’ordres arbitraires et injustes.

La création au musée de l’Armée, à l’Hôtel national des Invalides, d’espaces consacrés à cette question doit être saluée comme une avancée. Elle va dans le sens du souhait exprimé le 5 novembre 1998 à Craonne, par le Premier ministre Lionel Jospin, qui avait demandé que les fusillés pour l’exemple « réintègrent notre mémoire collective nationale ».
Mais cela ne répond pas à notre demande de réhabilitation de tous les soldats injustement condamnés qui voulaient, comme l’avait demandé Jaurès, être traités comme des citoyens sous l’uniforme. Avec le centenaire, pour les trois ans qui viennent avant 2018, une nouvelle et sans doute dernière fenêtre s’ouvre pour que soit posé un acte politique permettant la réhabilitation des fusillés pour l’exemple. Dans les Ardennes et ainsi qu’une 30 de sections nous sommes pour une réhabilitation collective et non au cas par cas.



La Ligue des droits de l’Homme constate que ce combat continue. Les recherches à leur sujet doivent être poursuivies, leurs sépultures doivent être identifiées et dignement traitées, le transfert de leurs restes dans les communes dont ils étaient originaires doit contribuer à leur rendre justice, comme cela s’est produit, avec l’appui de la LDH de l’Oise et de la Corse, pour le soldat Sylvestre Marchetti, dans son village natal de Taglio d’Isolaccio.

Le travail doit aussi être poursuivi sur des questions occultées ou méconnues de la Grande Guerre qui ne présentent pas seulement un intérêt pour l’Histoire mais aussi pour nos enjeux contemporains. C’est le cas notamment des civils injustement accusés d’espionnage, pour lesquels la LDH, après la guerre, a mené de fortes campagnes pour leur réhabilitation ; celui des mutineries de 1917, qui ont affecté les deux tiers des divisions d’infanterie du front ; celui des bagnes coloniaux, des compagnies de discipline et des bataillons d’exclus, qui ont concerné des dizaines de milliers de soldats et ont provoqué beaucoup plus de morts parmi eux que les fusillés pour l’exemple ; celui des engagés volontaires étrangers européens victimes de traitements brutaux dans des régiments de marche de la Légion étrangère ; celui des soldats coloniaux victimes de recrutements forcés, de promesses non tenues, d’un emploi inconsidéré et d’un quasi-abandon après-guerre ; et celui de l’ « importation »
de dizaines de milliers d’indigènes militarisés, qui ont connu une mortalité très élevée dans
les usines d’armement.


En ce qui concerne les mutineries, il importe d’éclairer en particulier le rôle joué par Philippe
Pétain, nommé général en chef le 15 mai 1917, qui a eu recours à des procédures
exceptionnelles en supprimant les recours en grâce pour hâter les exécutions, et en isolant
les soldats considérés comme « meneurs » pour les envoyer sans procès dans des bagnes
coloniaux, où beaucoup sont morts de traitements inhumains et dégradants.

Force est de constater, enfin, que les « poilus venus d’ailleurs », étrangers européens et
travailleurs ou combattants coloniaux, absents de nos monuments aux morts, ne sont pas
reconnus par notre mémoire nationale à la mesure du sort qui a été le leur. Seules de
nombreuses tombes musulmanes en témoignent, au sein de nos nécropoles militaires. Il
importe qu’un siècle plus tard, eux aussi « réintègrent aujourd’hui pleinement notre mémoire
collective nationale ».Mais cela n’est pas suffisant  La Ligue des droits de l’Homme des Ardennes demande la réhabilitation collectives des fusillés pour
l’exemple, mutins, engagés étrangers et soldats coloniaux dans la mémoire nationale.



En Conclusion   je reprendrai un slogan
                            GEURRE A LA GUERRE ET FAUTEURS DE GUERRE
                                    JE VOUS REMERCIE ;