mardi 11 février 2014

Forum citoyen et la LDH

La LDH a participé au forum citoyen des ARDENNES organisé par Attac 08, les 8 et 9 février 2014.

Merci aux ligueurs qui se sont relayés sur les 2 jours... Annie, Satilmis, Margaret, Jean-Claude ....

Nous avons assisté aux débats de qualité, et avons rencontré de nombreux sympathisants et de citoyens désireux de connaitre la LDH.

Nous leur avons donné rendez vous sur notre blog, et nous serons heureux de les accueillir dans nos locaux.






Le Programme
Samedi 8 février accueil à partir de 9h
9h30 Introduction / Présentation générale
9h45-11h15 Table ronde Énergie-écologie
avec Audrey Raulin (Eco-territoires)
et Christel Sauvage (ALE 08)
11h30-12h45 Table ronde Agriculture et filière bois
avec Emmanuel Jacquemin (entrepreneur)
et Jean-Marie Oudart (Eco-territoires)
12h45-14h15 Pause et repas
14h15-16h Table ronde Le bien-vivre (démographie, santé, pauvreté)
avec Christian Dejardin (UFC Que Choisir),
un intervenant du Secours Catholique
et Germain Barré (attac 08)
16h30-18h Table ronde Éducation / Formation et Entreprises / Emploi
avec Antoine Partigianoni (Ligue de l'Enseignement),
Michel Dehu (CESER) et Germain Barré (Attac08)
à partir de 19h Soirée festive : repas, musique et soirée dansante
Dimanche 9 février accueil à partir de 9h30
10h-12h Table ronde Conditions politiques du changement
avec Anne-Cécile Robert (Le Monde Diplomatique),
Iwan Leclec'h et Philippe Vaillant (attac 08)
12h00-13h30 Pause et repas
13h30-15h15 Table ronde Pouvoir financier et économique
avec Patrick Saurin et Pascal Franchet (CADTM)
15h15 Conclusion











Un carolo incarcéré en HONGRIE


jeudi 6 février 2014

Démocratie

Auteur de l'article : LDH

Qui fait et défait la loi dans la République ?

Communiqué LDH 
Ainsi donc, la « Manif pour tous les intégristes » a gagné. La promesse faite en 2012, les amendements présentés par les députés socialistes lors de la loi sur le mariage instituant l’égalité d’accès à la PMA, l’engagement qui leur avait été fait que ce que l’on bloquait alors serait repris en 2014 dans la loi sur la famille… Tout cela est passé à la trappe.

Comme il y a dix ans, le ministre de l’Intérieur est Premier ministre, ministre de la Famille, ministre de la Justice, auto-investi du pouvoir de définir le « destin » des Roms, des étrangers, des homosexuels, de déclencher des censures a priori, etc.
Ainsi donc, le reste du gouvernement ne sert à rien. Le Parlement ne sert à rien. Les associations porteuses d’égalité des droits, la « société civile », dont on nous rebat les oreilles quand cela peut servir la communication électoraliste, tous ceux qui connaissent l’état réel de la société quant aux rapports familiaux, aux droits et à l’intérêt réel des enfants, eux non plus ne servent à rien.
Quel gâchis démocratique ! Aujourd’hui comme hier, le mélange d’astuce et d’inaction est un double message que ses auteurs ne sont pas en état de maîtriser. Aux manifestants d’extrême droite et de droite extrême, que l’on croit naïvement « apaiser », on montre « ce qui paie » : à quand les mobilisations des « familles » sur la « fin de vie », contre l’avortement, pour une Europe à la Mariano Rajoy ? Et message non moins redoutable, pour toutes celles et tous ceux qui avaient entendu « le changement, c’est maintenant » : citoyens électeurs qui vous imaginiez souverains, députés qui vous imaginiez législateurs, voyez comme le vrai pouvoir, qui est ailleurs, est capable de faire très vite ce qu’il n’avait pas dit, et d’oublier très vite de faire ce qu’il avait promis.
Avec cette combinaison d’impuissance et de reculade face aux forces les plus régressives, avec une forme d’autoritarisme face au Parlement et un mépris des engagements pris, c’est l’effectivité de la démocratie qui est gravement compromise. Et l’on peut craindre que ceux qui ont fait ce pas de clerc ne soient pas les seuls à en payer le prix.
La Ligue des droits de l’Homme, solidaire de tous ceux et toutes celles qui continuent à faire avancer l’égalité des droits, appelle les citoyennes et les citoyens à continuer à construire ensemble un avenir qui n’est ni dans le rétroviseur ni dans l’immobilisme.
Paris, le 4 février 2014

mardi 4 février 2014

Tirer les leçons de l'histoire


Il y a quatre-vingt ans, le 6 février 1934, plusieurs organisations d’extrême droite et ligues factieuses appelaient à se rassembler devant l’Assemblée nationale avec l’objectif non dissimulé de faire tomber un gouvernement discrédité par une série de scandales et, au-delà, d’en finir avec la République.

Les factieux visaient à imposer les valeurs salvatrices d’un ordre éternel et chrétien, d’une xénophobie solidement antisémite et, par la violence, à renverser une République stigmatisée comme la chose des « rastaquouères » et des juifs, des francs-maçons et des « bolchéviks ».

Cette manifestation pesa lourdement sur la vie politique française et constitua un signal d’alarme pour tous les démocrates. Le rassemblement du Front populaire, organisé dans la foulée autour de défense de la paix, du pain et de la liberté sut mettre un coup d’arrêt à ces prétentions autoritaires.

Quatre-vingt années et une guerre mondiale plus tard, un rassemblement de réseaux, dont le point commun est la haine de l’égalité républicaine, agite le spectre d’un nouveau 6 février. L’objectif est moins d’affirmer des désaccords politiques avec le gouvernement en place que d’organiser la mise à bas morale du principe d’égalité républicaine.

D’où la multiplication des rumeurs, mensonges, slogans haineux, manifestations de rues et appels à la violence visant l’enseignement de l’égalité entre les sexes à l’école, l’égalité de toutes et tous devant le mariage, l’égalité entre citoyens ; d’où également cette conjonction des intégrismes mêlant antisémitisme et homophobie, dénonciation du « système » et de l’école républicaine.

Cette offensive décomplexée d’une extrême droite radicalisée, s’avère articulée avec les ambitions électorales du Front national, ainsi qu’avec certains courants de l’église catholique et une fraction non négligeable de la « droite républicaine ».

La Ligue des droits de l’Homme appelle à combattre fermement cette stratégie de la peur et cette exaltation de l’ordre moral. Cela exclut toute concession à l’esprit ambiant de xénophobie, et tout esprit de conciliation vis-à-vis des tentations d’exclusion et de restriction des droits.

C’est en rassemblant sur des valeurs d’égalité et de fraternité, de respect et de progrès social, que les forces républicaines peuvent relever le défi qui leur est lancé.

C’est en adoptant des politiques de solidarité, en refusant de s’enfermer dans des mesures d’austérité désespérantes et stériles, que la perte de confiance de l’opinion publique dans la politique gouvernementale peut être enrayée, que les bases d’un rassemblement populaire et démocratique peuvent être jetées.

C’est l’un des enjeux des élections municipales à venir. A cet égard, la participation au scrutin constitue un élément d’importance pour ne pas placer la République et la démocratie en état de faiblesse. Sans entrer dans le détail des programmes et listes soumis aux électrices et électeurs, la LDH rappelle que c’est en combinant la défense des libertés et du progrès social que « l'esprit de 36 » a su rassembler et faire échec aux vents mauvais.

C’est cet esprit que la LDH entend faire vivre dans les débats électoraux à venir en défendant des mesures concrètes pour l’égalité, la fraternité et la solidarité, en rassemblant contre le racisme et l’antisémitisme, contre l’homophobie et toutes les discriminations.

La LDH appelle les citoyennes et citoyens, les démocrates et les républicains, la société civile et la représentation politique à en débattre ensemble, avant, durant et après la phase électorale qui s’annonce. Face aux menaces et aux discours de haine, elle appelle à se rassembler et à réinventer la promesse d’une République fraternelle et sociale porteuse d’un avenir meilleur pour tous les citoyens.

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Assemblée générale de la LDH

Le mardi 28 janvier 2014 , s'est déroulée l'assemblée générale de la ligue des droits de l'Homme suivi d'un débat avec comme intervenant le journaliste Karl HOCQUART

Le thème proposé était " Avenir et liberté de la presse"

Karl HOCQUART , journaliste depuis plus de 10 ans avait rencontré auparavant Lies MENACER, un autre journaliste venu récemment dans les Ardennes et ayant travaillé avec un de nos ligueurs.

Il a expliqué que notre société était en pleine mutation. La presse est en crise depuis 10 à 15 ans, la presse connaît une érosion avec une chute des ventes. Situation fragile économiquement . L'explication la plus courante est mise en concurrence à la fois de la télévision, radio, internet qui offre les infos en continu alors que la presse doit se préparer. Toute cette technologie en croissance utilisée par tout un chacun , ou alors encore ce qui se passe à KIEV, on voit que tous ces moyens là courcircuitent la presse                                                                                                                         Les conditions pratiques du journalisme provoque des changements, il faut essayer d'être aussi rapide, c'est la survie de la presse, le journaliste travaille dans l'urgence, parle d'une presse quotidienne , ce présent est réduit, c'est l'instantané.                                                                               Il est obligé d'en rendre compte le plus rapidement possible, la réalité elle-même devient plus complexe.                                                                                                                                         Comment capter ces lecteurs perdus, d'aller occuper le terrain internet, image, son, film, écrit, le travail du journaliste va être modifié avec de nouveaux logiciels qui permettent plus performant et ceci de façon simultanée.                                                                                                                        Le secrétaire de Direction ( tend à être supprimé) , c'est le journaliste lui-même qui assure le terrain plus la mise en forme; Au lieu de travailler à 3 ou 4 , on se retrouve seul , mouvement généralisé        ( caméraman, preneur de son) aujourd'hui un seul journaliste rédige, prends du son , et va filmer .   Les raisons évoquées de ces changements, sont le coût, une analyse de marketing, savoir se calquer sur les pratiques des lecteurs, peur de ne pas rendre suffisamment les détails, c'est un moyen d'éviter l'érosion ( Internet étant un accès rapide de l'info) .                                                                                  Le WEB documentaire élaboré par certains journaux permet aux lecteurs d'y entrer, y accéder par différents moyens, ces documentaires sont coûteux ( env 100 000€)                                              Toutes ces initiatives sont intéressantes, mais est-ce que cela change les conditions du journalisme, est-ce que cela va attirer de l'audimat ? Le fond et contenu, c'est cela qui est important, choix: Idée de proximité, la presse générale s'adresse à différents publics et varier les approches.               Couverture médiatique: Le fait d'en parler cela devient un fait de société, le mettre en première page est un produit d'appel, on traite la presse de voyeurisme   , on essaie de mixer les deux. Ce qui manque c'est une grille de lecture  alternative, pour interpréter le réel